19 mars 2018
GKS
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Vacances parlementaires
Guillaume Soro partage un déjeuner avec ses anciens camarades de la Fesci

« Il n’y a pas de sorcellerie ou d’agenda caché. Aucun agenda caché. Ce qui nous motive c’est la solidarité »


Après la royauté et la chefferie traditionnelle de l’Indénié et le Sanwi, le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, SEM. Guillaume Kigbafori Soro, met à profit ses vacances parlementaires en rencontrant ce dimanche 18 mars 2018 ses anciens camarades de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI).

Ainsi, plus d’une centaine d’anciens fescistes, avec à leur tête les différents secrétaires généraux qui se sont succédé à la tête dudit mouvement syndical, hormis Charles Blé Goudé et Koffi Serge, se sont retrouvés au domicile de Marcory de leur camarade Guillaume Soro pour échanger avec lui autour d’un dîner.

Causeries avec des rappels de souvenirs qui faisaient quelquefois pousser des rires aux éclats au Président Guillaume Soro, séances photos, chaudes embrassades, chaleureuses empoignades, selfies, plaisanterie, tapotements amicaux…Tout était permis ce dimanche avec Guillaume Soro, qui a pris le soin de congédier son protocole pour l’occasion. Car il voulait partager et revivre les vieux bons souvenirs de son mémorial passage à la Fesci de 1995 à 1998 avec ses anciens camarades de lutte. C’est par des prières faites et par un homme de Dieu et un Imam, tous anciens fescistes, que les festivités ont débuté.

Pour Martial Ahipeaud, cette rencontre se situe dans une vision de solidarité entre anciens fescistes.

« Nous sommes une génération qui se positionne, qui s’interroge, qui veut voir quelles sont les perspectives qui se dessinent à elle. Nous voulons que ce ne soit pas le fait d’un seul individu mais que ce soit le fait de l’ensemble », a-t-il indiqué.

Guillaume SORO, pour sa part, a tenu à rendre un hommage à ses devanciers dans la lutte, notamment Ahipeaud Martial, Eugène Djué et Blé Guirao pour avoir bien joué leur rôle de pionnier, de devancier dans l’avènement de la démocratie matérialisée par le multipartisme en Côte d’Ivoire.

« Le combat de la Fesci a été la période la plus précieuse de notre vie pour la Côte d’Ivoire, il faut que ça soit reconnu. C’est pourquoi pour moi, ce sont mes aînés, ce sont des héros de l’histoire de notre pays. C’est pourquoi quand ils ont demandé à venir me voir, je les ai reçus avec beaucoup d’émotion. Nous avons parlé longuement, non pas pour faire la publicité de qui que ce soit, mais on ne peut pas comprendre l’histoire politique de notre pays sans parler de Martial Ahipeaud, de Djué Eugène et de Blé Guirao ». Et d’appeler ses anciens camarades de la Fesci à la solidarité tout en précisant à l’opinion nati]]onale et internationale qu’il n’y a pas d’agenda caché entre lui et ses amis de la Fesci :

« En ce qui concerne tous les autres camarades de la Fesci, qui ne sont pas ici aujourd’hui, ils sont de la diaspora ou en exil, je demande à tous de nous rejoindre. Ici, il n’y a pas de sorcellerie ou d’agenda caché. Aucun agenda caché. Ce qui nous motive, c’est la solidarité. La solidarité s’entend par le fait que, un groupe ou des individus décident de se porter mutuellement une attention. »

Rythmée par les anciens sons qui ont fait les heures glorieuses du Zouglou comme le célèbre titre ‘’Gboglokoffi’’ des parents du Campus avec Bilé Didier, la cérémonie a eu toutes ses notes de noblesse. Faut-il peut-être le faire remarquer, l’un des grands absents de ces retrouvailles est le directeur de protocole du Président Guillaume Soro, l’ambassadeur Souleymane Kamaraté, ancien membre du Bureau exécutif national (BEN) de la Fesci sous Soro, qui est incarcéré depuis plus de quatre mois à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Rappelons que le mardi 13 mars dernier, Guillaume Soro avait échangé au cours d’une audience avec ses aînés et cadets de la FESCI toujours à sa résidence privée de Marcory.

Louis Konan


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