31 décembre 2016
SORO ET VOUS
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FIN DE LA DERNIERE LEGISLATURE DE LA DEUXIEME REPUBLIQUE
Un bilan plus qu’éloquent pour Guillaume Soro

Créer tout à partir de rien, voilà comment nous pouvons résumer le chantier pharaonique auquel était confronté le Président de l’Assemblée nationale, nouvellement élu en mars 2012. M. Guillaume Soro se définissant lui-même comme ‘’homme de mission’’, une fois de plus, a relevé le défi qui semblait irréalisable.


Avec des bâtiments en lambeaux, littéralement calcinés, une Institution exclue des Organisations inter parlementaires, non à jour de ses cotisations, un personnel démotivé par le manque d’outils de travail et par le traitement salarial, un parlement que le citoyen lambda ne connaissait que de façon vague en 2012, Guillaume Soro aura réussi à redonner un second souffle aux ruines de ce qui était censé être la maison du peuple au cours des cinq années qu’il a passé à sa tête. A ce propos, il a soutenu lors de son discours de de clôture de la dernière législature de la deuxième République que « nul en effet n’ignore l’état de délabrement dans lequel se trouvait notre Parlement, au point que certaines langues ironisant, à tout vent, disaient : « la Maison du Peuple est au garage ». « La Maison du peuple est un garage.Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui reconnaissent que l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a retrouvé son prestige au plan national et son rang sur la scène parlementaire internationale ». Selon lui, c’est fort de cela qu’auplan interne, « l’Institution parlementaire présente aujourd’hui un visage nouveau, un visage enviable qui incite et qui invite à y être locataire. Le nombre impressionnant de 1.337 candidatures enregistrées à l’occasion des élections législatives qui viennent de s’achever en est l’un des meilleurs témoignages ». Pour atteindre ce résultat reluisant, le président de l’Assemblée nationale a soutenu qu’il a fallu impulser une dynamique nouvelle articulée autour d’une vision-programme orientée vers la modernisation de l’Institution, le rapprochement de l’Institution des populations, la promotion du genre, le renforcement des capacités, la diplomatie parlementaire, la promotion de nos valeurs culturelles et un regard critique portée sur la marche de notre société.
C’est un truisme que de dire que les chiffres parlent éloquemment pour lui. Naturellement, ces grands chantiers d’un homme politique adoubé d’un humanisme sans limite pourrait surprendre plus d’un. Mais pour l’observateur averti, venant de Guillaume Soro, c’est le contraire qui aurait étonné.
De son parcours syndical à l’Assemblée nationale en passant par la primature, les différents ministères et même à la tête d’un mouvement d’insurgés qu’il a réussi à canaliser, Guillaume Soro s’est montré un fédérateur, un bâtisseur et un homme de parole. Pour rappel, il est bon de préciser qu’il a hérité d’un mouvement estudiantin (FESCI) à l’agonie qu’il aura réussi à redynamiser au point où un quotidien pro gouvernemental de l’époque le proclame l’Homme de l’année. Quoiqu’on dise, la rébellion qu’il a dirigé sans complexe serait allée dans tous les sens n’eut été la hauteur d’esprit de son Secrétaire général qui a fait prévaloir la négociation sur le crépitement des armes. Des négociations qui ont permis à la Côte d’Ivoire d’être là où elle se trouve aujourd’hui. A la primature, il a organisé les élections les plus démocratiques de l’histoire de la Côte d’Ivoire en termes de participation, d’inclusion et de transparence.
Cette législature s’achève, une autre s’ouvre avec ses équations à plusieurs inconnus. Quoiqu’il arrive, Guillaume Soro aura marqué de son empreinte, la vie de la deuxième institution de la République de Côte d’Ivoire. Il n’y a qu’à mener un sondage auprès des populations et des agents de l’Assemblée nationale pour le comprendre. Mais un homme d’Etat d’une telle grandeur saura toujours croiser son destin pour le conduire là où son pays aura le plus besoin de lui.

Siratigui KONATE


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