22 janvier 2018
Adzopé
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Adzopé
Les activités de l’ONG La Vie empêchées, la souffrance de 350 malades prolongée

L’action de solidarité conduite par l’ONG LA VIE qui consiste à opérer gratuitement les personnes atteintes de la hernie a connu des entraves ce samedi 20 janvier 2018 sur les terres d’Adzopé. Prolongeant ainsi la souffrance de 350 malades qui n’ont pu être opérées.


A l’initiative de l’Association des chefs traditionnels de la Mé, la commune d’Adzopé a eu l’honneur d’accueillir la première activité 2018 de l’ONG LAVIE. Mais cette cité n’a pas été à la hauteur de l’élan de solidarité des hommes de SORO Simon et de son staff médical. Au grand désarroi de toute la notabilité, maitre d’œuvre de cette démarche, des malades et au désespoir profond de leurs parents, les artificiers de l’ombre ont concocté dans le noir pour empêcher le bon déroulement de cette action de portée sociale.

En effet, des mains obscures se sont levées pour jouer leur carte afin de ne pas permettre le bon déroulement de cette activité de cure herniaire gratuite au profit des malades défavorisés. L’hôpital a été interdit d’accès à l’ONG LAVIE pour l’empêcher de procéder à la cérémonie officielle de lancement. Dans la même logique, le bloc opératoire pour soigner gratuitement les 350 malades sélectionnés ne sera jamais opérationnel pour être mis à la disposition des chirurgiens de l’ONG LAVIE. « J’ai reçu des instructions de ma hiérarchie pour ne pas mettre à disposition le site de l’hôpital pour votre cérémonie ainsi que le plateau technique du bloc opératoire », a indiqué M Cissé Moussa, directeur de l’hôpital général d’Adzopé, à l’endroit de M. SORO Simon, président de l’ONG LAVIE. Nos nombreux coups de fil sont restés sans suite en essayant de joindre M Cissé Moussa pour en savoir davantage.

Pourtant il n’y a que les locaux du bloc opératoire qui sont sollicités. Puisque l’ONG LAVIE arrive avec ses propres kits pour ces opérations. Face à ce refus catégorique du premier responsable de l’hôpital, comme solution de rechange, c’est vers une clinique privée que le frère cadet de Guillaume SORO va trouver une oreille attentive. Il va avec cette officine, sceller un partenariat de circonstance moyennant un prix. En amont, le maire de la commune, M. Assi, pour sa contribution à cette cause humanitaire, va céder la place publique de la ville d’Adzopé dénommée ancienne gare pour procéder à la cérémonie de lancement.

Sur ce site où s’est réunie toute la chefferie traditionnelle ainsi qu’une foule compact et les nombreux malades, c’est le ministre Patrick Achi, président du conseil régional, qui va faire son apparition. Il approche les organiseurs, la chefferie ainsi que SORO Simon. Des entretiens en aparté avec les uns et les autres vont être engagés par le ministre Patrick Achi. Venu expressément d’Abidjan, il est retourné aussitôt qu’il est venu après 25 minutes de conciliabule. Le président du conseil régional serait venu demander le report pur et simple des activités de l’ONG LA VIE. Mais à la suite d’une longue concertation entre membres de la chefferie traditionnelle, la cérémonie officielle de lancement a pu se dérouler sur ce site de l’ancienne gare.

Mais, l’opération proprement dite n’a pas eu la même chance. Pour cause, le partenaire privé de la clinique MANIMA qui avait bien voulu céder ses locaux s’est lui rétracté à la dernière minute. Le responsable n’a pas voulu donner davantage d’explications sur son refus. Mais ce qui est perceptible, c’est le désespoir des malades de la hernie d’Adzopé. Au nombre de 350, ces personnes pour la plupart démunies qui auraient pu bénéficier gratuitement d’une opération dont le coût avoisine la somme de cent cinquante mille (150 000) F CFA devront encore porter leur mal en patience, le temps d’une solution humanitaire à l’instar de l’ONG LAVIE et de son parrain Guillaume SORO qui pense au personne en situation de détresse.

Il faut rappeler que l’ONG LAVIE est à son second passage à Adzopé. En 2015, 200 malades ont été opérés au sein du bloc opératoire de l’hôpital de ladite localité. Trois ans après, qu’est-ce qui a pu bien se passer pour que cette organisation caritative qui soutient les populations en détresse soit persona non grata au grand désespoir des populations ?

Maiga Idrissa (Envoyé spécial à Adzopé)


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