19 janvier 2018
EDITORIAL
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EDITORIAL
Le vote du projet de budget 2018 et la victoire du Président Soro

L’Editorial de Mamadou Djibo,
PhD Philosophy


1. La session parlementaire écoulée a été consacrée par la Commission en charge du budget de l’Etat aux différents débats et arbitrages sur les allocations des ressources financières aux différents corps et institutions d’Etat. Pour le gouvernement du RHDP majoritaire, c’était acquis, a priori, dans l’exacte mesure où, la discipline au sein de la coalition oblige, le budget de son gouvernement ne pouvait souffrir
d’hostilités. C’était sans compter la bifurcation vicieuse empruntée par certains élus de la Nation qui, en lieu et place d’aller aux choses elles-mêmes en se focalisant sur le bien-fondé des arbitrages et allocations transmis par le commissaire du Gouvernement, le Ministre Sanogo, consista à lancer urbi et orbi, des demandes de clarté managériale sous forme d’accusations gratuites. Lesdits députés ont mis leur énergie à respirer un air d’imposture, balancer des
accusations tendancieuses voulant accréditer l’idée que c’est le président du parlement qui était le questeur de l’Assemblée nationale.

Mettre à l’index le président Himself ! Une bifurcation malveillante en rupture avec toute la jurisprudence et la coutume pour calomnier. Certes le Président de l’Assemblée Nationale est le chef de l’administration de l’institution et en conséquence, il veille à la bonne exécution de son budget par les questeurs. Il est constant que depuis le début de sa mandature, le Président Guillaume Soro a accordé
sa confiance aux questeurs, d’où son relatif retrait dans la gestion quotidienne des fonds publics alloués. Ces bonnes pratiques de disposition et de gestion intègre des fonds publics n’ont jamais été outrepassées d’autant plus que le très Honorable Guillaume Soro Kigbafori, est celui-là même qui a mis un point d’honneur à laisser le soin à ses collègues élus, les questeurs en l’occurrence, d’ administrer la preuve de leur intégrité dans la gestion de l’argent public aux fins de consolider la confiance du peuple souverain en ses
élus. Maintenir la confiance envers les questeurs et consolider la confiance du peuple souverain qui les a élus, voilà la dynamique soroïste imprimée et qui a permis le vote en commission du projet de budget 2018 sans acrimonies majeures, excepté ces menées de manipulation malveillante et irresponsable. Quiconque connaît le leadership du Président Soro, se rendra vite compte qu’il est marqué
par l’engagement constructif pour éviter les oppositions stériles entre les deux ordres de pouvoir, législatif et exécutif d’une part et d’autre part, obtenir la nette amélioration des conditions de vie et de travail des élus de la Nation, des membres de l’administration parlementaire dans un environnement de travail adéquat et sain. D’où
son implication permanente pour obtenir des fonds des gouvernements amis, dont celui des Etats-Unis pour la rénovation des compartiments du palais de la représentation nationale, les commodités du travail comme par exemple, cette nette qualité de l’acoustique au service de nos honorables députés. Telle a été du reste, ne varietur, sa consigne politique et éthique afin d’apporter le bien-être, l’amélioration des conditions de travail législatif, administratif, toute la sollicitude tant à l’endroit des députés qu’aux personnels administratifs, la restauration du prestige de l’Institution grâce à ce train d’innovations sociales, matérielles, de dynamiques constructives et managériales. Alors d’où vient-il que soudainement, l’on quitte cette
réalité de la bonne et éthique volonté présidentielle pour baragouiner un air affreux qui prétend dénoncer tantôt le soit disant favoritisme au profit de certains élus, d’ouverture de la représentation nationale aux enfants des couches populaires, aux sociétés civiles dynamiques et aux jeunes générations numériques, aux femmes, symboles vivants d’une Afrique résiliente et battante ? A supposer même qu’on veuille dénoncer de bonne foi un certain nombre de privilèges exécutifs, échanger et délibérer sur les arbitrages du projet du budget 2018 ne peut donner l’occasion de calomnier le Speaker. Il ne faut pas confondre les objectifs. Poser la question des usages de ces privilèges légaux est une chose de légitimité. La question politicienne de ces usages est une autre d’essence institutionnelle tandis que délibérer sur le projet du budget 2018 de l’Etat de Côte
d’Ivoire en est une troisième d’intérêt général. Il s’est agi d’une manœuvre politicienne, malicieuse, souterraine de conspiration de ceux-là mêmes qui ont été battus à plates coutures par le Président Guillaume Soro Kigbagori avec un score sans appel, transparent, secret et libre de 94,3% en 2016. Ces pusillanimes qui n’ont pas osé l’affronter à la loyale en se portant candidats à visage découvert.

Le parlement n’est pas une arène pour fantômes en embuscade. La courtoisie du Président Guillaume Soro est certes accommodante, mais elle n’est pas une faiblesse procédurale. Les vaincus viennent de le savoir tout comme ils viennent de comprendre que la génération du
courage et des responsabilités s’assume toujours parce qu’elle est celle du temps de l’action efficace et émocratique. Le leader qui agit n’a pas le temps du bruit des tonneaux vides ou du bruissement des pusillanimes, des gazouillis des sous-marins dont les ambitions sont tellement exorbitantes par rapport à la disposition de moyens politiques qu’ils courent inlassablement aux devants de l’échec. Dans
une société respectable et démocratique, l’on se garde de remettre l’échec à la mode. Cette dernière tempête dans un verre d’eau portée par un franc- tireur actionné par des bonzes, évanouis dans les abysses des eaux boueuses du PDCI et du RDR, est de cette surestime de leur poids réel face au trio volumique des présidents Ouattara Bédié
et Soro. Echec et mat à la rétention conjecturale et esquine du projet de budget 2018 ! L’échec étant orphelin, nous n’allons pas lui en trouver. Ma plume n’est pas forcenée.

2. Le vote de ce projet de budget par la commission des affaires économiques et financières atteste que le leadership de prépondérance du Président Guillaume Soro a réussi à lever tous les blocages. Une habile intervention efficace qui produit des résultats qui accommodent le gouvernement et ce sans tapage. Le test crucial de crédibilité en ce décembre d’harmattan tardif, montre ainsi une chefferie consistante
qui fortifie les commissions paritaires (exécutif- législatif) le type d’autorité de bonne volonté, de construction de consensus et de solidarité de part en part. Mieux, dans son ambition de faire de la représentation nationale une institution efficace et démocratique avec les moyens qu’il faut pour rencontrer le succès et l’amélioration de la qualité du lien de représentation du peuple souverain, le chef du
Parlement a fait valider, sans blocage, la proposition gouvernementale de budget chiffré à 23 milliards dans un environnement général marqué par la volonté du gouvernement de rationaliser voire de diminuer les
montants alloués pour le fonctionnement optimal des institutions de la république. La bienveillante implication du Président Soro a permis d’éviter que la revendication des élus ne constitue un blocage infranchissable pour le vote du budget 2017. Cette semaine est ainsi mémorisée comme la capacité du député de Ferkéssédougou de castrer les
apporteurs de nuisances et blocages et bifurcations parlementaires, ces manipulateurs de l’ombre pour en faire des eunuques de leurs commanditaires peureux tapis dans les ténèbres. Mais aussi et surtout, l’attaquer lui assure une opportunité d’engranger de nouveaux gains au profit de tous les élus de la Nation. Voilà le leadership de transformation, de responsabilités et d’engagement républicain que
nous aimons. Un engagement constructif constant qui produit des résultats que seuls les malveillants ne voient pas. Frantz Fanon, disait que chaque génération a sa mission. Elle la remplit ou la trahit. La Génération Guillaume Soro est celle des responsabilités et du courage. Elle est celle de l’action efficace, démocratique et citoyenne au service de tous, du bien public et de notre intérêt
commun. Le maintien des 23 milliards est le fruit de cet engagementconstructif, loin des empoignades stériles et des manœuvres inopérantes des manipulateurs. Des délibérations responsables, des arbitrages équitables et une sollicitude constante envers les élus, voilà le leadership Soro de transformation expliqué aux manipulateurs qui nagent nus dans des eaux boueuses. Lorsque les eaux fétides se
retirent, ces ouvriers faillis de la manipulation se retrouvent,
pantois. Le Président Soro a comme souci patriotique et démocratique, la construction d’un consensus autour des enjeux stratégiques de la Nation. Rien d’autres ! Cette démarche démocratique, ouverte et crédible participe des gains de ce leadership d’excellence du Président Soro. Les conditions hostiles de départ ont été transmutées en opportunités. Les conditions politiques et les rapports de force sont des changements des durées politiques. Mais seul le changement obtenu par un leadership de coalition autour d’un consensus construit est un changement constant. Ces deux pôles définissent le progrès : le changement des conditions politiques de toute durée politique et sa
saine appréciation que le Président Houphouët-Boigny nous prescrit d’une part et d’autre part, le changement comme processus permanent.

Arroser les arroseurs, conduit chacun, sous-marin failli mais
énamouré de pronunciamiento parlementaire à cette évidence. Nous y sommes. Cette génération pétrie de talents citoyens de tous bords, d’action stratégique globale a donc son chef prépondérant. Ce leader Guillaume Soro Kigbafori, peut toujours être testé par ceux qui prétendent le contester, a fortiori le destituer. Tester un chef dans
la normalité démocratique et crédible est la norme. Par exemple, il aurait été responsable de titiller le Président Soro sur la conquête de l’autonomie financière du parlement par rapport au gouvernement. Le gouvernement peut accéder à cette quête tandis qu’il voudra garder la
haute main sur le menu législatif pour contrôler et rester maître de son agenda politique stratégique. Le partage de responsabilités républicaines, oui. Cependant, se faire le porteur d’une tartufferie, d’une bifurcation thématique sur l’épicerie et la tenue de caisse, d’une parole mesquine confondant l’éthique et la manipulation vile, d’une déclaration tarabiscotée mais surtout le convoyeur privé d’un intérêt particulier sous le sceau de la parole publique, relève d’une tare et révèle un manquement à la déontologie et à la prestance de l’honorabilité conférée par le peuple souverain. La piraterie des procédures parlementaires n’est pas la voie.

Source : www.guillaumesoro.ci


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