14 janvier 2019
Politique
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Guillaume Soro solidaire des députés Ehouo et Lobognon victimes de harcèlement politico-judiciaire

Le député Guillaume Soro de Ferké – Commune a rendu visite ce dimanche 13 janvier 2018 à leurs domiciles respectifs, en tant que Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, à deux de ses collègues victimes de harcèlement politico-judiciaire, du moins avions-nous ce sentiment depuis plusieurs semaines. Notamment, le député Ehouo Jacques Gabriel, nouveau maire élu du Plateau non encore investi et le député de Fresco, Monsieur Alain Agnima Lobognon.


Le Président Guillaume Soro était accompagné pour la circonstance de membres du Bureau de l’Assemblée nationale, entre autres les vice-présidents Oulla Guelladet Privat et Célestine Olibe Trazeré ; des députés Soro Alphonse et Maurice Kakou Guikahué ; et plusieurs membres de son cabinet.

Pour le Chef du Parlement, la raison de ces visites est pour s’informer des faits qui sont reprochés à ses collègues par le procureur adjoint de la république et par ricochet par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.

Au sortir du huis-clos qu’il a eu avec l’honorable Ehouo Jacques à sa résidence sise à la Riviera-Golf, le Président de l’Assemblée nationale, SEM. Guillaume Soro, a bien voulu traduire le sens de ces visites :

Ci-dessous de larges extraits de sa déclaration :

« Mesdames et messieurs les journalistes, je suis ici ce soir pour rendre une visite de fraternité et de solidarité à mon collègue le député Ehouo. Vous savez que depuis plusieurs semaines, peut-être quelques mois, vous avez eu écho de l’effervescence qui a couru et qui s’est emparée de son activité, de sa candidature à la mairie du Plateau. Pourtant ma présence ici aujourd’hui se justifie par le fait que c’est un collègue et qu’il fallait que je vienne non seulement le saluer mais mieux m’informer de la situation et des faits allégués qu’il subit. En ma qualité de Président de l’Assemblée nationale, j’ai été saisi par le procureur pour mieux appréhender et apprécier ce dossier, j’ai pensée qu’il ne fallait pas m’interdire de le rencontrer pour mieux être informé. Ceci dit, il a le soutien du Président de l’Assemblée nationale, du collègue. Je crois bien que tous les députés comprennent que quand un député est en difficulté, il y a la nécessité de la solidarité pour l’Institution elle-même. Naturellement, il n’est pas question pour nous de nous dérober, ni à la justice, ni à nos responsabilités, c’est pourquoi nous députés, devrons nous réunir et au nom de l’intérêt supérieur de l’Etat, nous devons étudier ce dossier et avoir une vision commune. J’aime à le dire, ça n’arrive pas qu’aux autres et je suis là au nom de l’Assemblée nationale pour dire qu’il n’est pas bon de donner le sentiment d’un harcèlement. C’est tout. Merci »

Propos recueillis et retranscrits par Louis Konan


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