12 juillet 2017
Paris
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Guillaume Soro : "Quelqu’un comme moi, qui a vécu ce que je vous ai raconté, ne peut pas accepter le mépris "

« Trop est toujours trop » (I) ; « Trop est toujours trop » (II) ; « Trop est toujours trop » (III). Le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, SEM. Guillaume Kigbafori Soro, à travers ces trois écritures, vient de se faire connaitre entièrement aux Ivoiriens et au monde entier.


L’idée de raconter son enfance à tous et au travers des réseaux sociaux n’était pas préméditée. Une simple insomnie a suffi au chef du Parlement ivoirien pour rentrer en lui-même, au détour d’une mission en Europe, et dire aux ivoiriens et à la communauté internationale, qui est véritablement Guillaume Soro.
Au début du "film", le leader a voulu être dans une simple petite causerie avec ses admirateurs ; c’était sans compter avec les internautes. Plus de 500 000 de j’aime sur facebook au premier " trop, c’est toujours trop" l’ont contraint à poursuivre sa narration.
C’est ainsi que malgré les interpellations de son mystérieux biographe, "Tienigbanani" ne s’est guère laissé attendrir. Respectueux de ses interlocuteurs, Guillaume Soro s’est dévoilé volontiers à tous dans un style littéraire bien particulier. Satisfaisant ainsi des millions d’admirateurs, d’internautes et même de détracteurs à travers le monde entier.
Ici, le tome III du cahier d’un retour dans son enfance :

« Trop est toujours trop » (III)

Chers Amis,
Nous voici parvenus au dernier épisode de « Trop est toujours trop ». J’apprends que les deux précédents vous ont plu ! Tant mieux. Mais comme je vous le disais tantôt dans le second épisode, je ne veux pas concurrencer mon biographe. Nous sommes déjà assez fâchés.
Mais bon trichons un peu ! Encore trois petites anecdotes. Elles trottinent si bien dans ma tête depuis ma tendre enfance que je m’en voudrais à présent de vous en priver.
En effet, il y a un temps pour parler. Surtout quand les circonstances s’y prêtent. J’ai le vif sentiment de mieux me comprendre moi-même avec le temps et aussi de mieux pouvoir me faire comprendre par mes contemporains.
Voici la première anecdote.
Notre famille, vous le savez déjà, s’était agrandie à Niellé avec l’arrivée de mon cadet Simon Soro. Les jours, mois et semaines s’étalaient et se succédaient sans heurts. Nous étions installés au bord du long fleuve tranquille de notre enfance rurale. À cette époque voir une voiture à Niellé relevait de l’exploit ! Nous étions à l’écart de tout. Ni électricité, ni eau courante, ni télévision. Comme au bout d’un monde que nous ignorions et qui nous ignorait.
C’est pourtant en cette année 1978 que j’entendis pour la première fois le mot « GUERRE » en sénoufo.
Je m’en vais vous conter !
Un de ces jours pourtant routiniers de Niellé, on entendit un bruit étrange dans le ciel. Un immense engin traversait l’espace en laissant derrière lui comme une traînée de fumée blanche comparable à celle des fusées. Le passage de cet engin était accompagné de sortes d’explosions ou de déflagrations, comme des échos de tirs de canons. Je n’eus pas le temps de réaliser vraiment, ni de comprendre ce qui se passait quand j’entendis des hurlements affolés de gens et je vis les adultes apeurés courir pêle-mêle, cherchant à s’abriter.

Je fis prestement de même sans poser de question. Les plus affolés criaient en djembara, dialecte sénoufo : " KAPINNE YA NI MAN" qu’on pourrait traduire par
« C’est peut-être la guerre qui a commencé ».
Je ne savais pas ce que cela pouvait bien être, « la guerre » bien trop jeune pour comprendre.
Ce n’est que plus tard, lorsque mon père revint du travail qu’il nous délivra de l’angoisse qui nous nouait l’estomac. En se moquant allègrement de la maisonnée, il nous raconta que c’était le Président français d’alors, Valéry Giscard d’Estaing, qui venait en visite officielle en Côte d’Ivoire, sans doute à bord du célèbre avion Concorde.
Mais pourquoi ces terribles explosions ou coups de canon ? Je ne me souviens pas d’avoir entendu une explication de mon père, peut-être ne la savait-il pas ?
Il y a bien longtemps que je ne me posais plus la question du pourquoi de ces effrayantes explosions à la suite de l’avion du Président Français. Cette question serait restée un mystère si je n’avais pas décidé d’écrire ces billets.
Tenez-vous bien ! Je me posais encore la question sur ces terribles explosions en écrivant ce dernier épisode quand j’eus l’opportune idée de demander à Touré Moussa qui est de ma génération s’il en savait quelque chose. Je ne voulais pas paraître ridicule en racontant un fait non avéré. C’est ainsi que Moussa a émis l’hypothèse de l’impact aérodynamique de l’avion. Le Concorde va tellement vite qu’il écrase littéralement les masses d’air qui explosent à son contact.
Mais, mieux encore, avec le recul de mon âge adulte, je viens de me rendre compte qu’à six ans à Niellé, j’étais loin d’imaginer qu’un jour la guerre, la vraie, allait s’imposer à moi dans des conditions réellement dramatiques.
J’en tire comme conséquence qu’il faut considérer toute existence humaine, même la plus banale qui soit, comme une source potentielle de surprises. L’extraordinaire peut à tout moment s’emparer de n’importe laquelle de nos vies, en bien comme en mal. Il ne faut donc pas négliger ce que nous vivons, quelle que soit notre condition sociale, économique ou culturelle. La vie nous montre parfois, par de petites expériences, des choses que nous vivrons plus tard…

Seconde anecdote.
A la même époque, mon père vint un soir à la maison et nous annonça que nous partirions bientôt nous installer à Katiola. J’étais partagé par des sentiments contraires, face à cette nouvelle. D’une part, la joie de sortir enfin de cet enclos villageois de Niellé pour aller vers Katiola, une ville où l’électricité et la télévision étaient installées. Exit la lampe-tempête à pétrole !
Mais de l’autre côté, j’étais triste. A Niellé, j’avais tissé des liens d’amitié. Les gens et les choses m’étaient devenus si coutumiers que j’avais le sentiment d’une déchirure intérieure. Comme si j’abandonnais en quittant Niellé l’innocence de mon enfance.
C’est sur ces entrefaites, pendant que me rongeaient encore nostalgie et joie mêlées, que mon père fit venir quelque temps plus tard un camion affrété par la CIDT, qui embarqua toutes nos affaires. Et nous avec. Nous allâmes à Katiola dans le quartier de Nangniankaha. Mon cousin SORO Yacou et moi fréquentions dans l’école du quartier.
Quelques mois plus tard, nous déménageâmes de Nangniankaha au quartier Dioulabougou, non loin de la zone dite EECI. On m’a laissé penser que certaines histoires étranges et récurrentes dans le quartier avaient découragé mes parents, qui avaient choisi d’habiter en des lieux plus apaisants pour leur progéniture.
Et alors, en contrepartie, nous eûmes à affronter de longues distances pour aller à l’école. Tous les matins, avec mon cousin Yacou, nous en avions pour environ quatre kilomètres à pied. Nous revenions manger à la maison à la pause de midi. Et à quatorze heures, il fallait être à l’heure à l’école, si l’on ne voulait pas récolter les coups de fouet rageurs de nos maîtres. Ainsi, tous les jours d’école, nous en avions pour seize kilomètres de marche. Nous avions ainsi tout le temps de réviser disait mon père.
Nous étions devenus des habitués des chemins principaux et notamment des raccourcis de Katiola. Ah Katiola ! Cette ville du nord était rutilante de propreté. Mise à l’équerre par la rigueur et le patriotisme républicain du Général Ouattara Thomas d’Aquin. Je devais apprendre qu’il avait mis un point d’honneur à ce que Katiola soit un miroir d’excellence en Côte d’Ivoire.
Nous arpentions donc régulièrement cette perle de la savane. On devinait aisément, à notre dégaine bien modeste et aux poussières des routes sur nos pieds, que nous venions d’une famille modeste.
Nous nous fîmes ainsi remarquer par bien des gens lors de cette marche à pied quotidienne. Il se trouve que nous passions toujours devant la demeure du Sous-Préfet de Katiola.
Et l’une de ses filles, dont j’ignore le nom, m’avait comme remarqué.
Voici qu’un jour que je passais, elle sortit de la résidence (comme si elle guettait mon passage) et me tendit un morceau de pain qu’elle avait sans doute assorti de compléments savoureux. J’étais en compagnie de mon cousin Yacouba.

Elle me tendit le pain :
-« Prends çà, c’est pour toi ».
Pris au dépourvu, j’éprouvai un profond sentiment de gêne, de pudeur et même de honte. J’eus même le sentiment qu’elle me regardait de haut, en partant de l’opinion préconçue que j’avais forcément faim, au vu de mon apparence dépouillée. En plus la stricte éducation sénoufo nous interdisait de tels comportements. Bien que tenté, par réflexe, je lui répondis fermement :
-« Non, merci mais je n’ai pas faim ! »
Et je continuai mon chemin, essuyant au passage le reproche étonné de mon cousin, qui me fit remarquer que cette fille était peut-être tout simplement gentille ou même amoureuse !
Avec le recul de l’expérience, je sais que je me suis peut-être trompé sur les intentions réelles de cette fille. Peut-être était-ce sa manière de me déclarer son affection ! Mais, à cet âge-là (9 ans) pouvait-on parler d’amour ou d’affection ? Autant vous avouer que j’avais honte des histoires de filles. Peut-être voulait-elle simplement aider un passant qui lui semblait nécessiteux ! Je ne le saurai sans doute jamais.
Par contre, je suis bien aise aujourd’hui encore, d’avoir refusé ce morceau de pain par respect pour ma dignité et pour l’éducation que mes parents m’ont donnée. On n’accepte pas la nourriture du premier venu rencontré sur les chemins ! C’est un principe élémentaire de prudence. Là où d’autres se seraient peut-être jetés sur le morceau de pain avec voracité et convoitise, je me souviendrai toujours que j’ai pour ma part, résisté sans hésitation. Cette histoire du pain de la fille du sous-préfet devait être l’un des marqueurs et révélateurs de mon jeune caractère.

La troisième anecdote de ce dernier épisode de « Trop est toujours trop » eut aussi lieu à Katiola.
A Niellé au CP1 et au CP2, je faisais systématiquement partie des bons élèves de la classe, et j’étais d’ailleurs souvent parmi le peloton de tête. Nous arrivons donc à Katiola, au CE1, à la fin du premier trimestre. A l’époque le classement des élèves, classe par classe, était publiquement annoncé dans la grande cour de l’école autour du drapeau national, au vu et au su de l’ensemble des élèves et du corps enseignant. Certains parents assistaient même à la cérémonie, quand ils le souhaitaient. Moment solennel. Moment de joie pour les brillants élèves et leurs parents mais aussi moment d’humiliation pour les derniers de la classe.
Voici donc que débute le classement. On procède à haute et intelligible voix à l’appel des noms et prénoms des élèves classés premiers ainsi que la moyenne obtenue de CP1 et de CP2.

Puis on en vient à l’annonce du 1er de notre classe… le CE1
Quel ne fut pas mon effarement quand j’entendis, non pas le nom de mon ami N’guessan ni mon nom, mais celui d’une certaine Ouattara Ossama ! Avec mon bon camarade N’guessan et d’autres garçons de la classe, nous fondîmes aussitôt en bruyants sanglots.
Nous nous sentions humiliés qu’une fille passe avant nous à l’école ! Comment diantre était-ce possible ? Nous récupérâmes nos bulletins et jurâmes, N’guessan et moi, de battre à tout prix cette Ossama aux prochains classements trimestriels ! De chaudes larmes inondaient nos joues honteuses. Notre petit orgueil mâle venait de prendre un bon coup ! Surtout que dans toute l’école seule notre classe avait subi un tel "affront".
Sur le chemin du retour à la maison, j’avais continué à pleurer. Cette humiliation intellectuelle me laissait inconsolable.
Je vois déjà certains d’entre vous se moquer de moi en lisant ces lignes. Mais il me faut peut-être vous rappeler le contexte de ces événements. À l’époque dans nos villages, très peu de jeunes filles étaient autorisées à aller à l’école. On préférait la jeune fille à la cuisine que dans les classes d’écoles. Ceux d’entre vous qui êtes de ma génération peuvent témoigner et ont peut-être ressenti les mêmes choses que moi.
J’entrai donc au logis, les yeux rougis de larmes. Je tendis mon bulletin à mon père qui me demanda aussitôt, inquiet et intrigué :
- « Pourquoi pleures-tu ? »
Et moi de lui rétorquer, entre deux nouveaux sanglots difficilement réprimés :
-« C’est une fille qui est la première de ma classe ! »
Alors que je m’attendais à l’indignation mâle de mon père, il partit dans un fou-rire et me dit :
-« Mais, mon fils. Tu n’as pas si mal travaillé que çà ! Seulement, cette fille a mieux travaillé que toi et tes copains ! Où est le problème ? Travaille mieux, tu seras aussi premier ! »
Ruminant ma revanche, je crus à la suite de l’exhortation de mon père, que les deux trimestres suivants me permettraient de laver cet affront. Ô misère ! Ouattara Ossama fut encore première de la classe au second trimestre. Rêvions-nous, N’guessan et moi, de sauver au moins notre honneur au troisième trimestre ? Bigre ! Elle nous étala encore à plate couture.
Ouattara Ossama nous infligea ainsi un supplice annuel.
Nous la détestâmes dès lors obsessionnellement. Je venais ainsi de faire l’expérience amère du poison de la jalousie. Le jaloux, paralysé par son envie de ce qu’il ne mérite pas, ne sait rien faire d’autre que haïr pour exister face à l’autre. La jalousie rend intellectuellement et spirituellement stérile !
Donc, nous étions dans l’attente des malheurs de notre valeureuse camarade, puisqu’elle nous avait dépassés à l’école. On voulait que la vie nous venge. Nous confondions, les garçons de cette classe et moi, l’émulation et la jalousie. Le temps m’a heureusement appris à avoir honte de ce que j’ai pu penser à cette époque envers ma camarade.
Car, l’histoire n’est pas finie, mes amis !
Mon père, ce pèlerin de l’agriculture ivoirienne d’Etat, vint encore un soir de Katiola nous annoncer son affectation à Ouaninou. J’étais heureux de quitter cette ville. Soulagé d’échapper à la honte d’être trois fois battu au classement par Ouattara Ossama. Je m’en allai à Ouaninou, puis Touba, et enfin, j’atterris au Petit Séminaire de Katiola.
Mais je n’avais cessé de me renseigner sur l’évolution de la carrière scolaire de cette brillante camarade. Jusqu’au jour où mes amis et moi nous apprîmes qu’elle allait donner naissance à un bébé, en classe de 4ème si je ne m’abuse, ce qui retarderait évidemment son cursus.
Nous étions honteusement contents d’avoir été vengés par l’infortune de cette jeune fille. Au lieu de gagner à la loyale, nous étions, en bons jaloux, prêts à profiter de la moindre fragilité pour passer devant notre concurrente !
J’en éprouve encore de la honte aujourd’hui. (Cette anecdote je l’ai à plusieurs reprises racontée au général Koné Ouasséna Gaston en présence du corps préfectoral sollicitant leur aide pour retrouver ma camarade de classe (CE1) Ouattara Ossama et si un lecteur ici me donnait l’occasion de retrouver Ouattara Ossama, je lui présenterai mes plus plates excuses).
Nous aurions dû comprendre très tôt que les qualités de nos semblables doivent nous aider positivement à progresser. C’est cela, l’émulation. Les qualités d’autrui ne doivent pas susciter en nous la haine des incapables, qui se réfugient derrière les petites tricheries, les nuisances et même les offenses gratuites, voire des injustices criantes pour s’assurer une place usurpée au soleil. Y a rien dans jalousie !
Dans la vie, j’ai appris à compter sur mon jugement, ma lucidité, mon courage et ma loyauté .J’ai appris à détester les préjugés, la précipitation, le déni de réalité, la lâcheté et la tromperie. Ceux qui souffrent de jalousie devraient se débarrasser de ces vilains sentiments que j’eus au CE1 envers ma valeureuse camarade. Avec la jalousie, on échoue toujours. On finit par dépasser les limites du raisonnable, et finalement, on se nuit bêtement à soi-même.
Voilà, Chers Amis, l’homme adulte que cette enfance a formé. L’homme que je suis devenu. J’ai essayé de vous le brosser en trois épisodes.
Très tôt, j’ai haï l’injustice. J’ai détesté l’humiliation. Et cette passion de la justice n’a jamais quitté mon âme.
Très tôt, j’ai compris que rien de grand ne peut s’obtenir sans efforts, sans peine, sans sacrifices conscients pour un monde meilleur. Je ne suis pas né avec une cuillère en or dans la bouche et je n’ai jamais daigné la recevoir de personne.
J’ai toujours essayé d’être utile à mon temps et pouvoir me regarder courageusement dans un miroir, chaque fois que nécessaire. Y compris pour reconnaître mes torts ou demander pardon à ceux que j’ai pu offenser.
La douleur m’a appris que parfois, c’est encore en elle-même que l’homme se réalise. J’ai aussi découvert l’amour inconditionnel dans ma relation extraordinaire à ma défunte mère.
Tout comme j’ai compris qu’il ne sert à rien, dans la vie, de vouloir usurper la place d’autrui. Il vaut mieux être soi-même, s’accepter et s’assumer, progresser à la force de ses bras et avec la Grâce de Dieu, s’Il nous agrée. Personne ne peut durablement entraver le destin de son semblable.
S’il est légitime pour tout être humain de quérir un meilleur bien-être, il n’en demeure pas moins vrai que l’éthique doit être la boussole.
Quelquefois l’on tente coûte que coûte nier à la légitimité historique son rôle, en tentant de rembobiner le fil de l’histoire comme s’il ne devait pas exister.
Voici donc les valeurs qui ont imbibé mon âme, pétri mon éthique, forgé mon combat pour une Côte d’Ivoire meilleure. Et chaque fois qu’on a voulu les piétiner, on s’est vite aperçu que je ne me laisse pas faire quand j’acquiers la conviction que « Trop est trop ».
Il fallait peut-être ce détour par mon enfance pour que les uns et les autres comprennent pourquoi j’ai souffert et je suis outré par la tournure méprisante et méchante que la politique a pris dans notre pays ces derniers temps. Quelqu’un comme moi, qui a vécu ce que je vous ai raconté, ne peut pas accepter le mépris. Il a le devoir de dire : « Trop, c’est trop ! », et mieux encore, « Trop est toujours trop ! »
Notre série « Trop est toujours Trop » s’achève donc ici. Mais je ne vous abandonne pas.
Permettez-moi de prendre une cure de silence sur nos causeries romanesques.
Promis, je vous reviendrai, avec une série encore plus suggestive : « La pagaille rattrape toujours ».

Guillaume Kigbafori Soro


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