6 juin 2017
Jeune Afrique
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Guillaume SORO : « L’essentiel est d’entretenir la confiance entre le chef de l’Etat et moi »

Pointé du doigt dans les coups-bas et à chaque coup porté à la Nation, Guillaume SORO a rappelé qu’il est habitué aux procès d’intention. Et que l’essentiel est d’entretenir la confiance entre lui et le Président Alassane OUATTARA.


A preuve, souligne le chef du Parlement ivoirien lors d’une interview dans la dernière parution de Jeune Afrique, son élection à la présidence de l’Assemblée nationale en 2012 a été interprétée par certains comme une mise au placard par le Président OUATTARA. Pourtant, dément-il. « ils ignoraient que le Président de la République et moi-même y avions longuement réfléchi. Ils ont fini par se rendre compte que, loin d’être remisé au garage, je m’épanouissais pleinement au Parlement ».
Puis survient en 2014 la première mutinerie de soldats qui réclamaient au chef de l’Etat le reliquat de leurs primes, et pour laquelle il avait été accusé d’être à l’arrière-garde. Idem pour la seconde mutinerie en janvier 2017 à la veille du renouvellement de son mandat de Président de l’Assemblée. Pour le Guillaume SORO, « les médisants » ont prétendu qu’il était entré en disgrâce encore une fois et qu’il ne bénéficiait plus de la confiance du Président pour effectuer un deuxième mandat au perchoir. Pourtant, rappelle-t-il, « un accord avait été précédemment conclu avec le chef de l’Etat et le Président Henri Konan Bédié ».
Mais déjà en 2016, poursuit-il, et selon toujours ses contempteurs, « quand le Président a lancé le chantier de la IIIe République et de la réforme constitutionnelle, on a cette fois propagé la rumeur selon laquelle j’étais en colère parce que j’allais me retrouver déchu du dauphinat constitutionnel en perdant ma position de deuxième personnalité de l’Etat ».
Persuadé que son moral ne saurait être ébranlé, Guillaume SORO déclare être « habitué aux procès en sorcellerie », avant d’ajouter : « l’essentiel pour moi est d’entretenir la confiance qui existe entre le Chef de l’Etat et moi-même ».

BAMBA Soualo


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