7 janvier 2017
Hommage
0 messages
Partager
Hommage
Décès du DAAF de l’Assemblée nationale/Ses collaborateurs et le personnel témoignent

M. Bosson René (Chef du service des finances et de la comptabilité de l’Assemblée nationale) :« Mon patron au grand cœur est parti sans nous laisser d’instruction… il nous a laissé dans le vide »


« Pour ce que je sais de mon patron monsieur Coulibaly Lambert, c’est un monsieur qui nous a laissés dans le vide. Comme le disait un grand homme de ce pays, les grandes douleurs sont muettes. En tant que collaborateur proche de monsieur Coulibaly Lambert, j’ai la gorge nouée. Notre patron était bon sur tous les plans. Depuis que je suis ici à l’Assemblée nationale, depuis l’époque de Donwahi Boza Charles, ensuite avec le Président Brou Emile et j’ai travaillé avec le Président Mamadou Coulibaly et aujourd’hui le Président Guillaume SORO, j’ai côtoyé de nombreux patrons. Je veux parler des directeurs administratifs que j’ai eu à côtoyer. Mais ma grande satisfaction vient de mon patron, le DAAF Coulibaly Lambert. Il maitrise sa chose, il a un cœur blanc, il est gentil et il ne s’est jamais fâché contre quelqu’un. C’est un grand homme et c’est une grande perte et pour le Président Guillaume SORO et pour la nation entière. Vous ne pouvez pas aller voir Coulibaly avec un problème, sans qu’il ne donne immédiatement la réponse qu’il faut. Il n’a pas besoin de trop réfléchir pour trouver une solution à un problème. Nous l’avons surnommé l’ordinateur, il suffit d’appuyer sur le bouton et la réponse est toute trouvée. Aujourd’hui, il nous a laissés dans le vide. Parce qu’il n’a pas pu nous donner la moindre instruction et il est parti pour ne plus revenir. Le jour de son décès, il m’a envoyé un message à 18 heures 43 minutes de souhait de meilleurs vœux pour l’année 2017 ; Et quelques heures plus tard, on m’annonce son décès. Sincèrement les mots me manquent pour qualifier ce monsieur au grand cœur, ce grand professionnel. Il maitrisait les rouages des finances et de la comptabilité. Nous avons travaillé en bonne intelligence avec monsieur Coulibaly Lambert. J’étais l’un de ses plus proches collaborateurs. Travailleur infatigable. C’est Dieu seul qui sait pourquoi il nous l’a arraché, peut-être qu’il va lui confier autre mission encore plus noble là-bas près de lui. Il est un peu trop tôt pour faire de grandes déclarations, mais pour ce que je sais de Coulibaly Lambert, c’est un grand homme, un grand professionnel ».


M. Ahizi Miézan (président de l’Association Sportive et Culturelle de l’Assemblée nationale)
« Aujourd’hui nous sommes tous très malheureux, mais moi particulièrement je suis le plus malheureux. Je n’ai jamais connu un homme aussi attentif. Il a toujours trouvé des mots gentils lorsqu’on l’aborde avec un problème. Aujourd’hui, je peux dire que la Côte d’Ivoire vient de perdre un grand homme. Plus particulièrement l’Assemblée nationale avec à sa tête le Président Guillaume SORO. Nous ne cessons pas de pleurer, parce qu’ils nous ont promis beaucoup de choses en 2017 hélas. Nous personnels, nous sommes sous le choc avec cette disruption brutale de notre chef, de notre frère, de notre ami. Il ne m’avait jamais appelé par mon nom, il m’a toujours appelé monsieur le président. Nous venons de perdre notre DAAF. Comment va être traité le personnel de l’Assemblée nationale. Nous ne le savons pas. Le vendredi 30 décembre, il m’a dit, monsieur le président, je pars à Ferké et à mon retour toi et moi, nous allons nous asseoir pour discuter. Et il n’ya pas eu de retour. Nous sommes vraiment bouleversés. Nous prions Dieu afin qu’il trouve un endroit saint pour notre frère, notre patron Lambert. Il s’est trop battu pour le personnel de l’Assemblée nationale, nous sommes désemparés ».

Mme Madia Touré (Conseiller technique, photographe particulière Président de l’Assemblée nationale) : « Lambert était à l’écoute de tout le monde…j’ai perdu un grand ami »
« Lambert a été pour moi un ami au vrai sens du mot. Depuis la Primature dès notre premier contact, les choses sont allées plus facilement, parce qu’il est très sociable. Il était à l’écoute de tout le monde et il avait une attention particulière pour tout le monde. Lorsqu’on est avec Lambert, tu as l’impression qu’il n’a de l’affection que pour toi seul. Pourtant, il adopte la même attitude avec tout le monde. Lambert était un maillon essentiel dans le cabinet, il savait apaiser les cœurs. Même lorsqu’il n’avait pas la solution à ton problème, il trouvait les mots justes. Pour moi, Lambert c’était comme un médecin. C’est lui que j’appelle dès que j’ai un souci, parce que je sais qu’il saura me parler. C’est une perte pour Guillaume SORO pour qui il représentait beaucoup. Il s’acharnait au travail pour que tout se passe bien autour de Guillaume SORO ; que personne ne se plaigne autour de Guillaume SORO ; que personne ne pleure autour de Guillaume SORO » (elle fond en larmes).

Docteur Chérif Lancina (Chef du service médical de l’Assemblée nationale) : « nous avons perdu un grand DAAF »
« Il faut dire que le décès de Lambert a été cruel pour moi. A 19 heures 10 minutes, Lambert m’a envoyé un mot pour présenter ses vœux de Nouvel An. 19 heures 13 minutes, j’ai répondu à son mot et à minuit et demi, monsieur Doumbia, infirmier dans le staff médical du Président de l’Assemblée national, m’appelle pour me dire que Lambert est décédé. C’était pour moi une plaisanterie, mais il pleurait tellement que je me suis rendu à l’évidence. Je n’ai plus dormi jusqu’à 5 heures 15 minutes du matin, l’heure de la prière. Il existait un jeu d’alliance entre nous. Il m’appelait mon petit. Je l’admettais quand j’avais besoin de lui. Et quand il finissait de résoudre mon problème, je l’appelle mon petit. C’est ce qui était entre nous. A chaque fois que je lui exposais un problème, sincèrement, il ne m’a jamais déçu. Lambert nous a beaucoup aidés dans l’assurance maladie du personnel. Nous avions un déficit très énorme, sans lui, cette assurance aurait disparu. Il nous a soutenus. Le décès de Lambert est une perte énorme pour l’Assemblée nationale. Je profite pour présenter mes condoléances à sa famille et surtout au Président de l’Assemblée nationale. Je ne connais pas leur lien, nous avons toujours su qu’ils étaient très liés. Lambert toujours souriant, il s’amusait avec tout le monde, malgré son titre de directeur, il taquinait tout le monde, ce qui est rare chez certains responsables. C’est toujours lui qui prenait l’initiative de venir vers les autres pour saluer. C’est vrai qu’il était jeune, mais un directeur reste un directeur, mais lui, il mettait tout le monde sur le même pied d’égalité, nous avons perdu un grand DAAF ».

Propos recueillis et retranscrits par Idrissa Maiga


Votre message...